Éviter la Catastrophe : Élections 2026

Le lundi 27 juillet 2026, le Conseil électoal provisoire, CEP, a publié un calendrier électoral. Premier tour de l’élection présidentielle, des législatives et la ratification populaire des changements proposés à la constitution fixé au dimanche 13 décembre 2026.
Second tour des législatives et de la présidentielle, ainsi que les élections pour les collectivités territoriales, fixés au dimanche 21 février 2027.
Une majorité de citoyens s’interroge sur les sujets qui seront l’objet de la ‘’Ratification populaire des changements proposées à la constitution.’’ Les éclaircissements ne sauraient tarder.
En même temps, le CEP a fait savoir au public que le respect de ces échéances dépend de l’établissement d’un climat sécuritaire acceptable (comment définir ‘’acceptable’’?) et des disponibilités financières adéquates : US $120M aux dernières nouvelles. Leur premier budget s’élevait à US$250M, réduit par le gouvernement Fils-Aimé.
De son côté, le bureau de Jack Christofides, représentant Spécial de la Force de Répression des Gangs en Haïti, FRG, a communiqué à la presse haïtienne un document prévoyant le retour à la stabilité en Haïti pour la fin du mois de septembre 2028! Le Chargé d’affaires Wooster a de son côté annoncé que la FRG atteindra son niveau de préparation maximum au mois d’octobre 2026.
Alors comment comprendre la publication par le CEP d’un calendrier électoral avec les échéances que nous avons mentionnées plus haut? Si le CEP doit conserver son autonomie, il ne peut réfléchir, planifier et décider sans concerter le gouvernement. Il ne peut non plus feindre d’ignorer les prévisions du Représentant Spécial Christofides et celles du Chargé d’affaires américain.
Une source m’a fait comprendre qu’en ne publiant pas un calendrier électoral les membres du CEP s’exposent à être remplacés sous le prétexte qu’ils ont échoué dans leur mission. C’est donc pour éviter ce sort que nos conseillers électoraux ont produit ce document en question. Maintenant combien coûtera le ou les reports du lancement de l’exécution du calendrier électoral? Il est en effet plus qu’évident qu’il n’y aura pas d’élections générales sur tout le territoire ni en décembre 2026 ni en février 2027. Plusieurs observateurs ont en plus convaincus que cette planification sera une source de gaspillage de fonds (dont Haïti ne dispose pas) à chaque nouveau report pour conditions sécuritaires non existantes.
Aucun secteur de notre société ne peut faire semblant qu’un miracle va s’opérer et que tout finira par s’arranger. Il faut au contraire harmoniser les réflexions et les planifications à l’intérieur des différentes instances de l’État de manière à parvenir à une gestion efficace et saine de ses institutions
Atibon 28 juillet 2026


