

Le Barreau de Port-au-Prince a organisé, ce lundi 12 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire à l’hôtel Oasis. Cette rencontre a permis de dresser le bilan de l’année 2025-2026 et de présenter les perspectives de l’année 2026-2027. Elle s’est déroulée dans un climat serein, en présence de personnalités publiques, d’anciens avocats, de nouveaux avocats et de stagiaires.
À cette occasion, le bâtonnier, Me Patrick Pierre-Louis, a annoncé l’acquisition d’une maison pour les avocats, signe que le Barreau ne sera plus délocalisé. « Cette maison est l’œuvre de vous tous ici présents », a-t-il déclaré, précisant que les avocats qui n’ont pas encore de cabinet pourront l’utiliser comme lieu de rencontre, en attendant le retour au Palais de justice de Port-au-Prince.
Le bâtonnier a également souligné que la justice de paix est la plus proche des citoyens. Évoquant la lenteur de la justice, il a affirmé que le Barreau en a lui-même subi les conséquences à la suite du décès du bâtonnier Me Dorval. Il a exhorté les avocats et les stagiaires à faire preuve d’éthique dans l’exercice de la profession, jugeant le bilan de l’année « accablant et incomplet », et les a invités à continuer de faire respecter la profession d’avocat.
Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Justice, Me Jean Fallière Bazelairs, a estimé que les efforts de chacun ont donné un nouvel élan à la profession dans la société, notamment dans la juridiction de Port-au-Prince. Il a assuré que le ministère restait à l’écoute des avocats, de leurs demandes et de leurs revendications, afin de dynamiser la profession. Selon lui, le Barreau joue un rôle crucial dans la construction de l’État de droit en Haïti.
De son côté, le doyen du tribunal de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil, a déclaré que la justice consiste à rendre à chacun ce qui lui revient et qu’elle est la clé de la société. Il a rappelé que, selon le décret du 22 août 1995 sur l’organisation judiciaire en Haïti, l’année judiciaire commence le premier lundi d’octobre et s’achève le dernier vendredi de juillet. Les congés et les vacances des tribunaux sont prévus par l’article 64 du même décret. Le doyen a par ailleurs indiqué que le tribunal sera relocalisé dans un autre espace, à Puits-Blain.
Il a conclu en ces termes : « Avec une justice boiteuse, le pays n’ira nulle part. Redoublons d’efforts pour rétablir une justice équitable dans le pays. »
Bob Landers Souffrant



