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La transition énergétique au cœur des débats universitaires en Haïti

La Faculté des sciences, de génie et d’architecture de l’Université Quisqueya, en collaboration avec la Faculté des sciences de l’Université d’État d’Haïti, a organisé la 4e édition de l’École d’automne et d’été 2026, retenue sous le thème : « Financement et gouvernance de la transition énergétique : mécanismes juridiques et cadres techniques pour une action efficace ». Dans le cadre de ce programme, la deuxième des trois journées de formation s’est tenue mardi 22 septembre à l’Université Quisqueya.

Plusieurs dizaines d’étudiants issus de différentes universités de la capitale ont pris part à cette deuxième journée d’échanges consacrée à la transition énergétique. L’initiative a réuni plusieurs panels avec des experts haïtiens et étrangers intervenant sur les défis et les perspectives de la transition énergétique en Haïti.

Selon le vice-recteur aux affaires académiques de l’Université Quisqueya, Evenson Calixte, la transition énergétique s’impose comme une priorité stratégique pour les pays en développement. Il affirme que cette édition vise à engager une réflexion approfondie sur les conditions financières, institutionnelles et réglementaires nécessaires pour accompagner la transformation des systèmes énergétiques.

Toutefois, précise-t-il, la réussite de cette transition ne dépend pas uniquement du déploiement de technologies bas carbone. Elle repose également sur la capacité à mobiliser des mécanismes de financement adaptés et à mettre en place des cadres de gouvernance solides et efficaces. Les contraintes budgétaires, les risques perçus par les investisseurs ainsi que la fragilité des cadres institutionnels constituent encore des obstacles majeurs à la mise en œuvre de politiques énergétiques ambitieuses et durables, déplore M. Calixte.

À l’heure où la transition énergétique s’inscrit au premier plan des préoccupations internationales, en Haïti, la nécessité d’un sursaut des autorités publiques pour réduire le retard du pays par rapport à d’autres États se fait toujours sentir. Face à ces défis, les autorités de régulation sont appelées à mettre en place des mécanismes de gouvernance robustes, favorisant la fiabilité, la résilience et la transparence des systèmes électriques.

Dieunel BELLEGARDE

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