Crise de direction et précarité au Lycée Fritz Pierre-Louis


Le Lycée Fritz Pierre-Louis fait face à une nouvelle crise administrative. Les enseignants et le personnel administratif, réunis en conférence de presse ce lundi 21 septembre 2026, dénoncent ce qu’ils présentent comme une usurpation de la direction par un censeur et réclament la régularisation immédiate du directeur intérimaire, M. Jean Antho Saint-Louis.
Déplacé dans les locaux de l’Université de la Renaissance, à Turgeau, depuis un an en raison de l’insécurité, l’établissement ne dispose plus que de six salles de classe, contre 23 auparavant. À ces difficultés logistiques s’ajoute désormais un conflit administratif qui menace de perturber davantage la rentrée scolaire.
Selon le professeur Joslin Pierre, censeur de la vacation du matin, l’établissement serait le théâtre de manœuvres politiques déstabilisatrices. Il pointe du doigt les agissements d’un censeur, Orvil L. Robert, accusé de semer le trouble et de créer la panique en se proclamant directeur de l’établissement. D’après les enseignants, cette situation viserait à évincer l’administration en place.
La situation administrative du directeur actuel, M. Jean Antho Saint-Louis, demeure toutefois précaire. Alors que la majorité des directeurs de lycées de la capitale ont reçu leur lettre de régularisation officielle du ministère de l’Éducation nationale, M. Saint-Louis demeure sous le statut d’intérimaire.
Face à cette situation, 18 professeurs ont déjà signé une pétition adressée aux autorités de l’État pour demander sa régularisation. Les protestataires lancent un appel pressant au ministre de l’Éducation nationale, M. Vijonet Déméro, ainsi qu’aux directeurs généraux, afin qu’ils interviennent en urgence pour mettre un terme au désordre administratif et garantir aux élèves un environnement d’apprentissage stable.
Malgré les difficultés logistiques et les tensions administratives, les enseignants réaffirment leur engagement à poursuivre leur mission éducative, tout en attendant une réponse rapide des autorités.
Ornessa Tessie Blanchard



