

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a publié, ce mercredi 23 septembre 2026, les conclusions de son processus de certification des magistrats. Sur 159 dossiers examinés, 119 magistrats ont été certifiés, tandis que 17 n’ont pas obtenu leur certification, notamment pour des motifs liés à leur intégrité professionnelle et morale.
Analysant les résultats de cette évaluation, l’avocat militant Me Max Wood Cangé estime que la corruption et l’impunité constituent des problèmes majeurs de la justice haïtienne. Il les décrit comme un « cancer » qui affecte, selon lui, l’institution judiciaire et la société. L’avocat dénonce également des décisions qui, affirme-t-il, seraient rendues en dehors du cadre légal.
Pour Me Cangé, une justice forte ne doit pas être au service du plus offrant. Il appelle les responsables du système judiciaire à veiller à l’application impartiale de la loi, rappelant que la justice doit s’exercer sans distinction de race, de statut social ou de condition économique.
L’avocat demande au CSPJ de prendre des mesures pour restaurer la crédibilité de l’institution judiciaire, sans parti pris. « La justice est là pour tous, et personne n’est au-dessus des lois », affirme-t-il.
Me Cangé estime par ailleurs que les conséquences du processus de certification ne devraient pas se limiter aux mesures administratives ou disciplinaires. Il appelle le commissaire du gouvernement à engager, lorsque les faits le justifient et sur la base d’éléments établis, des poursuites pénales contre les magistrats susceptibles d’avoir commis des infractions.
Au-delà de la décision du CSPJ concernant les 17 magistrats non certifiés, l’attention se porte désormais sur les suites qui seront données à ce processus et sur les éventuelles mesures judiciaires qui pourraient en découler.
Bob landers SOUFFRANT



