

Le Front national des organisations de résistance pour une Haïti stable et démocratique a tenu, ce mercredi, une conférence de presse à Delmas 75. L’objectif était de clarifier certains propos de Me Samuel Madistin et de s’exprimer sur le procès relatif à l’assassinat de Jovenel Moïse.
Lors de cette rencontre, Rosemond Jean a dénoncé ce qu’il qualifie de manipulation de la justice par certains acteurs de la défense des droits humains, notamment Pierre Espérance. Selon lui, ce dernier aurait un lien direct avec l’assassinat du président Jovenel Moïse.
Rosemond Jean a également pointé du doigt l’influence du ministre de la Justice sur certains dossiers sensibles, dont celui de l’ancien chef de l’État. Il affirme que Patrick Pélissier aurait demandé à un juge de surseoir à un mandat de comparution visant Pierre Espérance, avec lequel il aurait un lien de parenté. Il soutient par ailleurs que le ministre aurait été récompensé pour avoir défendu le groupe Fantom 509.
Le conférencier estime que la justice ne doit pas être soumise à des intérêts politiques si l’on veut réellement rendre justice au président assassiné. Il a interpellé le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, l’invitant à remplacer sans délai le ministre de la Justice, s’il n’est lui-même impliqué d’aucune manière dans ce crime.
Rosemond Jean a enfin affirmé que l’ancien sénateur Antonio Cherami serait, selon lui, davantage impliqué dans l’assassinat que les mercenaires colombiens venus exécuter le chef de l’État. Il a rappelé une déclaration attribuée à l’ex-parlementaire : « Le président va vivre son dernier 18 novembre à la tête du pays, d’après ce que je sais. Même le président ne pourra résister à cette attaque. » À ses yeux, Antonio Cherami et Pierre Espérance seraient impliqués dans l’assassinat au même titre que les Colombiens.
Le Front national demande au Premier ministre d’écarter Patrick Pélissier du gouvernement et aux organisations de défense des droits humains de se désolidariser de Pierre Espérance, afin que ce dernier soit mis à la disposition de la justice haïtienne.
Pour le Front national, l’indépendance de la justice reste une condition indispensable pour que la vérité éclate et que le président Jovenel Moïse obtienne enfin justice.
Bob Landers Souffrant


