

Dans une note rendue publique, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) d’Haïti dit avoir appris avec étonnement la décision du gouvernement et du ministère de la Justice et de la Sécurité publique d’ordonner le transfert des 18 personnes inculpées dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à sa résidence de Pèlerin 5.
Pour l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Vladimir Yayo, qui a analysé la note du CSPJ, il s’agit avant tout d’un problème de souveraineté. Haïti a signé avec les États-Unis un accord qui donne à ces derniers la prérogative de venir en Haïti arrêter des personnes impliquées dans certains crimes. Or, rappelle-t-il, les accords signés et ratifiés par Haïti ont la même force qu’une loi.
Me Yayo souligne également que, depuis cinq ans, la justice haïtienne tarde à rendre une décision. Personne n’a été condamné en Haïti, alors qu’aux États-Unis, John Joel Joseph connaît déjà sa sentence dans le cadre de cette affaire.
Il demande au CSPJ de ne pas « jouer la comédie », estimant que les juges sont incapables de faire le travail. Selon lui, avec Félix Badio, le dossier prendra une autre tournure aux États-Unis.
Bob Landers Souffrant



