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Delivrans exige le CEP à consulter les acteurs avant le nouveau décret électoral

Le groupement politique Delivrans presse le Conseil électoral provisoire (CEP) de consulter les différents acteurs avant la publication du nouveau décret électoral. Dans une correspondance adressée au CEP, la plateforme politique dirigée par l’ancien sénateur Pierre Francky Exius dénonce l’entêtement du Conseil à maintenir un calendrier qu’elle juge irréalisable. La date du 13 décembre, prévue pour l’organisation du premier tour des élections, ne tiendrait pas compte des réalités du terrain, soutient la structure politique.

Le regroupement politique dit prendre acte du changement de bureau au sein du Conseil électoral, opéré à une période cruciale où le processus électoral, selon lui, s’apparente à un « mirage politique ». Delivrans dénonce également l’utilisation des fonds publics dans la poursuite d’un processus qu’elle estime voué à l’échec. La plateforme s’insurge contre le manque de crédibilité du processus ainsi que contre l’exclusion d’une partie de la population de l’exercice de ses droits fondamentaux.

À cet effet, la structure politique demande au Conseil électoral provisoire d’organiser une rencontre de validation du prochain décret électoral avec les différents acteurs avant la publication du texte légal encadrant les élections. Delivrans invite également le CEP à suspendre la publication des avis fondés sur le calendrier initial, dont l’amendement serait imminent. L’échéance du 13 décembre ne pourrait, selon la plateforme, être maintenue compte tenu des modifications attendues du décret à la suite des recommandations des parties prenantes.

La plateforme Delivrans exige, par ailleurs, l’adoption de mesures urgentes afin de rétablir la confiance des citoyens dans le processus électoral. Elle rappelle notamment que la transition constitue une exception et non une norme politique.

Fort de cette considération, Delivrans appelle le gouvernement à créer, en appui au CEP, les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation des élections. La structure dit enfin refuser toute précipitation dans l’organisation du scrutin, estimant qu’elle pourrait aggraver la crise institutionnelle à laquelle le pays est confronté.

Dieunel BELLEGARDE

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