Haïti : la France réclame l’accélération du déploiement de la force anti-gangs


Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur de la France réaffirme ce mercredi 14 octobre 2026 la détermination de l’organe onusien à rétablir la paix et la sécurité en Haïti. Il plaide aussi pour le retour des institutions démocratiques et de l’État de droit dans le pays. Selon lui, cet engagement vise à permettre à l’ensemble de la population haïtienne d’échapper au chaos et aux souffrances qu’elle endure depuis trop longtemps.
Le diplomate rappelle qu’il y a deux semaines, le Conseil a renouvelé le mandat de la Force de répression des gangs (GSF). Il décrit cette force comme dotée d’un mandat robuste et bénéficiant de l’appui précieux de l’ONU. Elle doit, d’après lui, desserrer l’étau des gangs criminels, mettre fin à leur violence aveugle contre les Haïtiens et reprendre le contrôle des territoires qu’ils occupent.
L’ambassadeur salue ensuite l’adoption de la résolution 2831, par laquelle le Conseil renouvelle le régime de sanctions et l’embargo sur les armes visant Haïti. Il remercie les missions des États-Unis et du Panama pour leurs efforts constructifs, qui rendent ce résultat possible. Ce texte comporte, souligne-t-il, des mesures fermes et complètes destinées à tarir les flux d’armes et de munitions, mais aussi les circuits de financement qui alimentent les groupes criminels.
Sur ce dernier point, la France pointe un autre danger : les détournements, malversations et dissipations de fonds publics, qu’elle juge très préoccupants. L’ambassadeur avertit que ces pratiques continueront de faire l’objet d’une attention particulièrement soutenue de la part de son pays.
Le représentant français reconnaît que la tâche est colossale, à la mesure de la responsabilité du Conseil. Il évoque l’annonce faite il y a quelques jours par le Conseil électoral provisoire, qui reporte les élections. Les conditions de stabilité requises pour leur bon déroulement ne sont pas réunies. Il insiste pour que le peuple haïtien puisse s’exprimer le plus tôt possible, en toute liberté et en toute souveraineté.
Pour y parvenir, la France demande d’intensifier les efforts et de mettre en œuvre les décisions déjà adoptées. Elle propose d’accélérer le déploiement de la GSF afin qu’elle soit opérationnelle au plus vite et d’ajouter à la liste des sanctions les personnes qui soutiennent et financent les gangs, des informations sur ces individus étant disponibles. L’ambassadeur conclut en appelant à combattre l’impunité et à ne pas laisser ceux qui menacent la stabilité d’Haïti échapper à la loi. Il ajoute qu’il faut rendre au peuple haïtien la liberté qui découle de sa sécurité.
Bob Landers Souffrant



