Actualité

La colère du secteur informel monte d’un cran à Port-au-Prince

Déjà mobilisés le mardi 13 octobre dernier, plusieurs centaines de commerçants et marchands membres du Collectif des citoyens du secteur informel haïtien et des petites entreprises ont à nouveau investi les rues de la capitale ce jeudi 15 octobre 2026. Malgré les tentatives de dispersion des forces de l’ordre, les protestataires entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de sourde oreille des autorités face à leurs revendications récurrentes.

Partis de la place Dessalines, au Champ de Mars, au cours de la matinée, les manifestants ont rapidement fait face à l’intervention des forces de l’ordre. À 11 h 22, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter d’interrompre le rassemblement. Loin d’alléger la tension, cette intervention n’a pas affaibli la détermination des marchands. Regroupés et unis, ils ont poursuivi leur progression jusqu’aux portes du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST).

Arrivés sur place, les protestataires se sont massés devant le portail métallique de l’institution. Banderoles blanches déployées, sifflets et instruments de fortune en main, ils ont scandé leurs griefs, exigeant un accompagnement étatique immédiat, la sécurité et la scolarisation de leurs enfants.

Au cœur du mécontentement figure le non-respect des engagements pris par le gouvernement. Selon le coordonnateur national du collectif, M. Boileau, le ministère des Affaires sociales et le ministère du Commerce et de l’Industrie devaient débloquer des fonds dans le cadre d’un protocole d’accord afin d’accorder une aide financière aux marchands.

Cependant, le responsable du collectif confirme que rien n’a abouti et qu’aucun versement n’a été effectué à ce jour. La journée de mobilisation s’est finalement achevée devant les locaux du MAST sans que les autorités n’apportent de réponse concrète. Face à ce blocage, le collectif donne rendez-vous le mardi 20 octobre 2026 pour une nouvelle journée d’action dans les rues, avertissant qu’il se montrera beaucoup plus agressif pour faire entendre ses revendications.

Ornessa Tessie Blanchard

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button