Actualité

Kenscoff rend un vibrant hommage à Massillon Jean

Ce dimanche 25 octobre, la commune de Kenscoff s’est rassemblée sous la pluie pour honorer une dernière fois l’un de ses fils, Massillon Jean. Les funérailles du maire Massillon Jean, décédé le 9 octobre, se sont déroulées sous une pluie qui semblait traduire la tristesse collective des citoyens en cette circonstance. Plusieurs centaines de résidents de la commune de Kenscoff ont répondu présents pour offrir un dernier hommage à cet homme qui s’est mis au service de sa communauté jusqu’à ses derniers instants.

Homme d’Église, Massillon Jean s’est démarqué de ses pairs par son sens du devoir et son engagement dans les différentes fonctions qu’il a exercées au cours de sa carrière. Au-delà de la solennité religieuse qui a marqué la cérémonie, celle-ci s’est notamment distinguée par des discours poignants, reflétant la personnalité du défunt. Cet homme, qui a su conjuguer foi et politique, laisse une empreinte indélébile dans sa commune, malgré les attaques dont il a été la cible et les assauts des groupes armés contre Kenscoff.

Dans son oraison funèbre, la veuve du défunt, Mireille Massillon, a décrit un homme de foi, mais surtout un homme engagé au service de l’intérêt collectif. « Malgré les menaces, mon mari a su lutter jusqu’au bout pour la commune de Kenscoff », a-t-elle affirmé. « Les détracteurs ont utilisé tous les artifices afin de l’atteindre », a-t-elle ajouté. Elle a ainsi rendu hommage à celui avec qui elle a partagé la vie conjugale pendant 24 ans et qui a occupé les fonctions d’agent exécutif intérimaire.

Pour sa part, Irma Paul, nièce du défunt, n’a pas caché sa frustration et a révélé ce qu’elle considère comme une vérité longtemps dissimulée. Elle a affirmé que son oncle s’était opposé aux groupes armés malgré l’abandon des autorités centrales. Ses déclarations ont été faites en présence de plusieurs hauts responsables de l’État, dont Axène Joseph, directeur de cabinet du Premier ministre, et Paul Antoine Bien-Aimé, ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.

Devant la dépouille, elle a également rappelé les propos de feu Massillon Jean, qui avait affirmé qu’il combattrait au péril de sa vie pour permettre à sa commune de renaître.

Cette déclaration s’apparente à une prophétie autoréalisatrice. Alors que Kenscoff pleure le départ de celui qui incarnait symboliquement un rempart contre les assauts des groupes armés, plusieurs dizaines d’habitants se réjouissent de pouvoir enfin regagner leurs maisons, abandonnées depuis plus d’un an.

Comme l’a laissé entendre sa nièce, Massillon Jean est mort pour que Kenscoff renaisse. Reste à savoir si les futurs successeurs du maire sauront s’inspirer de son modèle, désormais inscrit dans les pages d’or de l’histoire d’une commune en pleine renaissance.

Dieunel Bellegarde

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button