Culture

Cinq jeunes journalistes récompensés par l’OIF

Le Prix Jeune Journaliste en Haïti, organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a procédé à la remise de ses distinctions le jeudi 15 octobre 2026, en présence d’Emmanuel V. Adjovi, représentant régional de l’OIF pour les pays de la Caraïbe.

Placée sous le thème « La jeunesse haïtienne face à la crise sécuritaire et humanitaire », cette édition du concours était ouverte aux jeunes journalistes âgés de 18 à 25 ans. Les productions présentées pouvaient relever de la presse écrite, y compris en ligne, de la radio et de l’audiovisuel.

Dans la catégorie de la presse écrite, Danielle Saint-Louis a remporté le premier prix avec son reportage intitulé « Entre les balles et les rêves : ces jeunes Haïtiens qui refusent d’abandonner leurs rêves ». À la suite de cette distinction, elle effectuera un stage d’un mois au sein de Gabon 24. Lucnise Duquereste a obtenu la deuxième place dans cette même catégorie.

Dans la catégorie radiophonique, Ritchy Fortune a été désigné lauréat grâce à son reportage « Le paradoxe sur la réhabilitation des enfants en Haïti ». Il effectuera un stage à Radio France internationale (RFI). Geneviève Rose Murdith Joseph a décroché la deuxième place avec son reportage intitulé « Résistance des femmes face à la violence à Delmas 89 ».

Dans la catégorie audiovisuelle, Guerby Jean a remporté le premier prix avec son reportage « Qu’adviendra-t-il des jeunes groupes d’autodéfense ? ». Sa récompense comprend un stage à TV5MONDE.

Lors de son allocution, le directeur général de la Direction nationale du livre (DNL), Ernst Saint-Louis, a invité l’OIF à étendre le Prix Jeune Journaliste à l’ensemble du territoire national, particulièrement aux villes de province. Il a encouragé les futurs participants à s’intéresser davantage aux réalités des régions, où de nombreuses histoires méritent d’être racontées. Selon lui, les journalistes peuvent contribuer à changer le narratif sur Haïti en produisant des contenus plus progressistes. Il a notamment cité l’écrivain Dany Laferrière, qui met en valeur la beauté de Petit-Goâve plutôt que de se limiter à décrire sa misère.

Ernst Saint-Louis a également appelé l’OIF à investir davantage dans la culture, qu’il considère comme essentielle pour faire face à la crise haïtienne. « Quand le chaos se chauffe, la culture apaise », a-t-il déclaré. Pour le directeur général de la DNL, la culture demeure un levier essentiel pour aider Haïti à surmonter ses crises, à préserver son patrimoine et à envisager un avenir meilleur.

Elianne Georgette Louis

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